La Cité de la Voile Éric Tabarly.

Petit tour à Lorient pour découvrir la cité de la voile qui porte le nom de notre grand navigateur Éric Tabarly. Situé au sein même de l’ancienne base de sous-marins de Lorient ce lieu calme et reposant est un véritable monument à la gloire de notre Éric national. Plaisir de retrouver Pen Duick qui a maintenant quitté l’Odet et tous les coursiers des mers. Première rencontre aussi avec le MOD70 premier d’une longue série, j’espère.

Oral. Oraux. Orages. Ô rage!

C’est la saisons des oraux alors petit déplacement on l’on conjugue travail pour l’un, visites pour l’autre.  Occasions de redécouvrir des coins où j’avais posé mes pas il y a bien bien longtemps: la Rochelle, ville toujours sympathique et l’île de Ré, vidé de ses estivants, aux rues aux volets clos où plane une certaine honte.

Rencontre avec un mythe.

Ce jeudi, visite à Georges Martin, cette légende de la moto, mais surtout cet ami de nos 15 ans. Ce copain de Bernard qu’il rappelle dans cette lettre:  “Par exemple nous voulions faire du bateau et bien, on allait construire des vrais bateaux, à la rame la première année et a moteur l’année suivante.

Tout a été fabriqué par nous, les bateaux, les rames et même les moteurs hors bord a base de moteurs de vespa ou de motos.

Je dis nous, mais en réalité, j’étais plutôt incompétent manuellement alors que certains copains étaient vraiment très doués, deux d’entre eux d’ailleurs ont fait fortune grace a leurs capacités, l’un, Georges Martin, en construisant des motos et l’autre en créant un garage au Canada.

Je me sentais frustré de ce savoir auquel je n’avais pas accès , même des années après alors que en utilisant mes capacités de création et mes connaissances techniques, j’ai créé avec succès un chantier naval, conçu et construit des centaines de bateaux, j’ai un complexe par rapport a certains qui ont de l’or dans les mains, j’aurais toujours ce coté gauche de ceux qui ce sont mis tard aux travaux manuels.”

 

Les bateaux se cachent aussi pour mourir!

Au fond du Port Rhu, à Douarnenez, tout au fond, les bateaux vieillissent et meurent regardant à leurs pieds couler la gloire du port sardinier.

Heureusement, sur la même rive la relève est là et perpétue cet amour de la marine en bois.

Blanche Hermine

Un manteau blanc recouvre le centre Bretagne. L’occasion de se croire un moment ans les Vosges. Surtout lorsque l’été indien descend jusque sous nos latitudes.

Le Poète de la rue Gustave Flaubert.

Rue Gustave Flaubert, à Quimper, il y a un poète, la tête dans le vent. Non il n’a pas perdu le nord et il même trouvé son chemin.

C’est au bout de l’aiguille que l’on trouve le bonheur, là où vogue un bateau,  bleu, comme le ciel où son étrave pointe.

Faites moi des grimaces dans le dos tant que vous voudrez, mon cul vous contemple” – Gustave Flaubert – Lettre à Louise Colet -

Menez hom.

Menez Hom est l’un des plus hauts sommets de Bretagne. Il culmine à 330 mètres au-dessus de la presqu’île de Crozon.

Au terme d’une agréable ascension par les sentiers pédestres, vous atteindrez son sommet. Et là, le spectacle est exceptionnel.

Du côté de l’océan, vous avez une vue depuis la baie de Douarnenez au sud jusqu’à la rade de Brest au Nord.
Côté terre, les monts d’Arrée, la montagne St-Michel, les Montagnes Noires, la Montagne de Locronan s’offrent à votre regard.

Et si vous aimez la randonnée, ce sont plusieurs centaines de kilomètres de chemins balisés qui vous permettront de découvrir ces étendues sauvages où la nature a conservé tous ses droits.

http://www.jedecouvrelafrance.com

Les Ponts de Térénez.

Autrefois, la traversée de l’Aulne s’effectuait par bac. Face à l’accroissement des flux et pour ne pas gêner la circulation maritime, la construction du Pont de Térénez a été entreprise dès 1913. La rivière étant plus étroite entre Argol et Rosnoën, le choix de ce site s’est naturellement imposé. Le pont est ouvert en décembre 1925, reliant ainsi directement la Presqu’île de Crozon au Faou sans détour par Châteaulin, soit un gain de 26 kilomètres.

Miné en août 1944 par les allemands, le pont a été reconstruit sur les piles d’origine et achevé en 1952. Un problème de compatibilité entre le sable et le ciment employé dans les bétons d’après-guerre est la cause du vieillissement prématuré de l’ouvrage. L’alcali-réaction, communément appelé « cancer du béton », provoque de nombreuses et irrémédiables fissures dans la maçonnerie.

La reconstruction d’un nouvel ouvrage répond aussi à des impératifs de sécurité civile et de défense nationale. L’ancien pont sera détruit ; seule une des culées sera réutilisée comme belvédère pour offrir un panorama unique aux visiteurs sur la Vallée de l’Aulne.

Tatoos sur pierre

Que voilà une bonne idée de reconvertir ces anciens blockhaus, dernières traces d’une triste histoire en bande dessinée explosive.

Retour de pêche au Guilvinec.

Le Guilvinec est surtout connu pour être le 1er port de pêche artisanale français. Mais il y a 25 ans, une flottille semi-industrielle importante y était attachée. Elle comprenait 16 navires. L’armement le plus important était l’Armement Bigouden (8 unités sur le quartier au début des années 1980). Ces dernières années, trois chalutiers de 34 mètres ont été exploités au Guilvinec. Il s’agit d’Iseran (de 2003 à 2007), Larche (de 2002 à 2007) et Galibier (de 2003 à 2007). Ils provenaient tous de l’armement Dhellemmes à Concarneau. (www.bateauxdepeche.net)

La Palmeraie de l'hôpital Gourmelen.

Le saviez-vous ? Le nombre de palmiers à Quimper avoisinerait les 300. Leur plus belle concentration se trouve dans l’allée d’accueil de l’hôpital psychiatrique Etienne-Gourmelen qui vous transporte d’emblée sous les tropiques. Ils sont là plusieurs dizaines, bien alignés et dressés comme des I au-dessus d’une pelouse digne d’un gazon anglais. Des palmiers de Chine ramenés à Quimper par des navigateurs au long cours au XIXe siècle. Dans la vaste enceinte ouverte de l’hôpital Gourmelen, dont l’exploration vaut aussi le détour, l’ancienne demeure du médecin-chef entouré de son jardin colonial est d’un effet tout aussi saisissant. Quimper soigne également sa dimension exotique dans le jardin d’acclimatation de la Retraite, non loin de là, où l’on trouve des essences rares importées du monde entier aux côtés des bananiers. (le.point.fr)

Bouffer de la merde pour chier des étoiles.

C’est le panneau de bienvenue installé à l’entrée de “l’atelier” de Marc Morvan. Au bout de la vallée de Pont–Kamm à Kerfeunteun, l’artiste, marin-pêcheur, sculpteur, homme de bien, explose au milieu d’un véritable capharnaüm surprenant. un enchevêtrement d’oeuvres, de ferrailles, de bateaux, de machines-outils, de carcasses de voitures et de camions.

Vision surréaliste au détour d’un virage dans cette campagne souriante et chantante.

Place Saint Corentin.

Saint Corentin, ou Cury, évêque de Quimper.

Il fait partie des “Sept-Saints” qui évangélisèrent la Bretagne et qui ont nom:Saint Tugdual de Tréguier, Saint Paterne de Vannes, Saint Samson de Dol,Saint Pol de Léon, Saint Malo et Saint Brieuc. Il est certain que saint Corentin a existé et qu’il a assuré l’implantation de l’Église de Cornouailles. Il participa au concile d’Angers en 453. Mais il est le seul des sept à ne pas avoir une localité pour conserver sa pieuse mémoire en Bretagne (On oublie souvent le vrai nom de Quimper: Quimper-Corentin). Par contre le village de Cury en Cornouailles britannique ne l’a pas oublié. Cependant de très nombreuses églises et chapelles se sont placées sous son vocable dans le Finistère et les Côtes d’Armor.

“Patron principal du diocèse de Quimper. Né en Armorique, Corentin vécut pendant plusieurs années la vie érémitique, dans les bois qui couvraient le versant sud du Ménez-Hom, en Plomodiern. Réclamé comme évêque par le roi Gradlon et son peuple, il partagea dès lors son temps entre sa tâche épiscopale à Quimper et la vie érémitique à laquelle il restait fidèle. L’époque où il vécut ne peut être précisée; un manuscrit d’Angers, daté de 897, place un saint Corentin au calendrier le 1er mai. Les reliques du saint, dispersées lors des invasions normandes (Marmoutier – Abinbdon, Waltham et Glastonbury en G.-B.), furent partiellement restituées à la cathédrale de Quimper en 1623, où elles furent longtemps en honneur.”

Il se retire dans la solitude dans la forêt de Nevet afin de servir Dieu, à l’exemple de nombreux ascètes. Se nourrissant de racines et de baies, un fontaine jaillit à sa prière, lui permettant d’avoir un peu d’eau. Chaque jour, le même poisson vient s’offir à lui en nourriture; Corentin en coupe un morceau et remet le poisson encore en vie dans l’eau et chaque jour, le poisson revient…

Les nombreux miracles qu’il accomplit et la sainteté de sa vie conduisent les chrétiens de Cornouailles à le choisir comme évêque. Le roi Gradlon lui offre son palais situé au confluent de l’Odet et du Frout: là où s’élève toujours la cathédrale de Quimper.”

À Quimper en Bretagne, saint Corentin, est honoré comme le premier évêque de la cité, qui joignait à l’épiscopat la rude vie d’ermite.


Du vert de gris aux couleurs.

Blockhaus est la variante allemande du mot anglais blockhouse qui désigne à l’origine une maison forte, un fortin construit généralement avec des bois empilés, bruts ou facés, à la manière des fustes.

Le terme est passé aux retranchements de campagne enterrés, d’abord blindés avec de gros troncs, puis en béton armé, utilisés massivement par l’armée allemande pendant la Première Guerre mondiale.

La langue allemande emploie toujours le mot blockhaus pour désigner une maison en rondin, une fuste.

En français, blockhaus est devenu un terme générique comme bunker ou casemate et désigne désormais tout type d’ouvrage militaire bétonné, a priori isolé ou de petite dimension. Son équivalent strict est tout simplement bloc, employé pour la Ligne Maginot. Les militaires du génie écrivent aussi bloc bétonné.

Celui-ci a été détourné par des artistes et est devenu le terrain de jeux des gamins et des flots.

En descendant le Steïr.

Le Steïr est un affluent de l’Odet qu’il rejoint dans Quimper. Rivière importante, il héberge une bonne population de truites fario sauvages et de saumons atlantique. Le parcours à découvrir se situe sur la partie médiane du cours d’eau. D’une largeur moyenne de 8 à 10 mètres, le Steïr présente une succession de radiers et de profonds facilement pêchable. Cette diversité d’habitats est très favorable au développement des truites. À la belle saison, les herbiers habillent la rivière et sont de bons refuges pour les truites. Les trous sont aussi de bons postes pour les saumons qui s’y posent dans leur migration vers l’amont.

Renaissance rue Saint-Mathieu

Au 2, de la rue Saint Mathieu, à l’intersection avec la rue René Madec et la place Terre au Duc, il y avait une vieille, très vieille maison, du XVIe siècle, l’on disait. Or vaincu par les éléments, à tout moment ce bâtiment menaçait ou de s’écrouler ou de basculer sur la chaussée.

Décision fut prise de mettre à bas cette maison, de la démolir entièrement. Ce qui fut fait aux alentours d’octobre 2009. Depuis, bien cachée derrière une bâche, des ouvriers, des maîtres, des compagnons, des architectes échelonnaient je ne sais quel plan.

Ce matin, miracle! En quelques heures, bâches et tréteaux sont démontés et pliés et le 2, de la rue Saint Mathieu se dresse de nouveau, splendide, au coin de la place, comme si toujours il avait été là.

Mab-den a zres ec'h endro. Menhir de Kerugou.

Dolmen de Kerugou, commune de Plomeur

Daté de 3500 ans avant J.C., ce dolmen en forme de T, est à couloir et chambre compartimentée.
La couverture de ce dolmen a disparu, seule une table restaurée est en place.

Jeux d'eau de mer.

Encore une belle journée sur les côtes bretonnes.

Soleil, vent, marée basse. Toute une combinaison pour voir fleurir les amoureux de la glisse.

Surf, kite, planche, chariots et autres engins sillonnent l’estran ou chevauchent les vagues. Extraordinaire fluidité, silence interrompu par la trace des roues sur le sable immaculé. Belle journée.

La Retraite en fleurs.

Il ne s’agit bien entendu ni de ma retraite, ni de celle de Napoléon. C’est le jardin de la Retraite! Jardin que j’avais quitté cet hiver…..tout…vert et que je retrouve paré de couleurs de Printemps

. Endroit toujours décalé, suranné et si peu fréquenté! C’est pourtant un vrai havre de paix, en plein centre de Quimper. Avec, trésor caché, un vrai petit bijou de parc pour enfants!

Notre-Dame du Bon Secours de Kergrist-Moëlou.

Le début de la construction de l’Église de Kergrist-Moëlou, décidée par les Barons de Rostrenen et conduite par Pierre et Guillaume Jézéquel, remonte au mois de juillet de l’année 1550 et ne s’acheva qu’en 1554, année au cours de laquelle fut engagée la construction du clocher haut de 40 mètres.

De style gothique et renaissance, réputé pour sa richesse architecturale, il s’agit là incontestablement d’un monument exceptionnel qui doit peut-être sa construction à l’influence d’un dénommé René de Coetmeur, parent du Baron de Rostrenen et recteur de Moëlou. Licencié en droit, chancelier de Bretagne, personnage influent, il fit plusieurs voyages à Rome pour le compte de François II, Duc de Bretagne.

La voûte intérieure de l’édifice, peinte en 1871 par Gilbert, représente les évêques français du premier concile du Vatican. Une cheminée intérieure servait lors des veillées funèbres et des baptêmes.

Au cours de la Première Guerre Mondiale, 116 hommes de Kergrist-Moëlou (plus de 10% de la population !) périrent sur les champs de batailles ou des suites des combats. La commune, comme toutes les communes de Bretagne, paya ainsi un très lourd tribut à l’effort de guerre français.

Ajonc : Or breton. Etre lann a balann.

Une petite expression bretonne, très utilisée, pour qualifier une personne qui n’a pas toute sa tête, un peu niaise ou qui ne sait pas ce qu’elle veut :

etre lann a balann” qui veut dire : entre ajonc et genêt.

Ajonc : Or breton, plante emblème de la Bretagne, Ulex

Comme la plupart des plantes de la famille des Fabacées, l’ajonc est toxique. Et si sa toxicité est comparable à celle du curare, il n’a jamais tué personne parce que l’on craint surtout ses redoutables piquants.

Pas de cuisine donc avec les fleurs d’ajonc.

Ses épines sont des feuilles modifiées. Ses fleurs, jaune vif, sentent bon la noix de coco. Il fleurit presque toute l’année, la floraison commence en octobre et la pleine floraison va de mars à juin et elle ne passe pas inaperçue. Les bords de route recouverts d’ajoncs en fleur sont de toute beauté.

Il est dommage qu’il ne soit pas plus utilisé en haies défensives car une haie d’ajoncs est une haie impénétrable.

Lok-Carn, Locarn-Quelen ou Locarné.

L’église aurait été construite sur l’emplacement du tombeau de saint Hernin (mort paraît-il à Duault en 535), dans la seconde moitié du XVIe siècle. Les seigneurs de Quelen en auraient été les fondateurs.
Le mobilier est très riche : on y trouve de nombreuses statues, une roue à carillon, un retable, une pietà, une chaire à prêcher.

Il faut signaler la roue à carillon de Locarn encore appelée roue de la Fortune : d’un diamètre de 1,10 m elle est en bois, bronze et fonte. Elle est accrochée sur le mur Nord du bras Nord. Il ne resterait que sept roues à clochettes en Bretagne. Elle est d’un auteur inconnu. Sur le pourtour de la roue, accrochée au mur, sont placées onze clochettes aux sons différents. La roue est actionnée au moyen d’une corde.Ces roues, très fréquentes au Moyen-âge, en France et en Europe, deviennent de plus en plus rares. En Bretagne, il est possible de retrouver la trace d’une quinzaine de roues.

Le retable dit de la pitié du Père décore le mur Est du bras Sud. C’est un retable cadre à tabernacle à ailes. Il daterait de 1679 (inscription : Marc du Ruffley sculpteur). Des guirlandes de fleurs, des volutes, des puttos, des draperies, des grotesques, des rinceaux, des rosettes, et des têtes d’angelot le décorent. L’iconographie biblique comprend l’agneau mystique sur le soubassement de l’autel et un Savador Mundi (nom donné aux représentations du Christ portant un “globus cruciger” dans sa main gauche tout en utilisant sa main droite pour bénir.) Au sommet, dans un trône de grâce, Dieu le père soutient son fils mort, tandis que la colombe volette au-dessus d’eux.

Les panneaux de la Passion du Christ proviennent de l’ancienne chaire. D’un plan hexagonal, on y accède par un escalier à l’intérieur de la pile où elle est adossée, dans la nef côté Nord. La cuve est partiellement conservée et l’abat-voix réutilisé. Elle est supportée par un personnage en ronde-bosse, aux bras levés au-dessus de la tête. L’abat-voix comporte sur chacun de ses cinq panneaux, un décor de masques et de motifs décoratifs en bas-relief, et est dominé par un ange sonnant de la trompette en ronde-bosse.

Le calvaire enchanté.

Il arrive que dans les chemins de traverse, en bordure d’un pré, on découvre des œuvres d’art. Tel ce calvaire qui, certainement, devait cacher une fontaine à ses pieds.

Ar Vro Vigoudenn.

Le pays Bigouden s’étend à l’extrême Sud-Ouest de la péninsule armoricaine. A l’Ouest, il s’ouvre sur l’Atlantique dont il n’est protégé que par des champs de récifs, des falaises basses, des dunes et un long cordon littoral de galets derrière lequel subsistent des marais ou paluds et des étangs d’eau saumâtre. Au sud du pays se trouvent des ports de pêche très actifs, depuis la pointe de Penmarc’h jusqu’à l’embouchure de la rivière Odet : Saint Guénolé, Kérity, Le Guilvinec, Lesconil, Loctudy auxquels il faut ajouter l’Ile Tudy (presqu’île) et Sainte Marine près de l’Odet.

L’altitude du pays est peu élevée,la terre est quasiment au ras de l’eau. Certaines parcelles côtières, protégées par un cordon dunaire, sont même au-dessous du niveau de la mer. Au Moyen-âge, ces zones formaient une sorte d’archipel où l’on pouvait circuler entre des îlots à l’aide de barques à fond plat. Le pays Bigouden est fortement balayé par des vents de suroît qui façonnent “en fanion” les rares arbres capables de leur résister.

Y prospèrent cependant de nombreux bois de pins, plantés en rectangles serrés et qui ponctuent le paysage de la campagne cultivée. Mais au fur et à mesure que l’on entre à l’intérieur, la végétation devient plus opulente et plus noble, des forêts et des parcs fleuris apparaissent autour des manoir où prospèrent des espèces méditerranéennes.

Mais qui sont-ils, ces Bigoudens?

Ils existent de nombreuses théories délirantes et diverses légendes sur ce sujet. Mais une chose est sûre, c’est que la pointe Bigoudène s’ouvrait d’abord sur le monde par la mer. Elle offrait l’un des derniers havres sur la route de l’étain. Combien de navires de toutes provenances y sont passés, dont certains ont fait naufrage, abandonnant leurs équipages survivants dans ce bout du monde où ils se mêlaient à la population. Comme l’ont fait, sans aucun doute, des légionnaires romains, des Hollandais désemparés, des Espagnols en rupture d’armada.

Ty ar Boudiged.

L’allée couverte de Brennilis, comme posée là depuis l’étérnité, se trouve au coeur du parc naturel régional d’Armorique, et des Monts d’Arée, à quelques centaines de mètres du bourg de Brennilis.

Cette construction mégalithique est aussi appelée dans de pays de légendes, la maison des fées ou des lutins : Ty ar Boudiged… Construite en “V” sous tumulus, elle abrite en son centre un menhir vers lequel, à la nuit tombée, les fameux lutins entraîneraient les voyageurs égarés…

Daté de la protohistoire, ce monument est caractéristique de la transition entre les dolmens à couloir et les allées couvertes… A demi-cachée sous la couverture moussue du tertre encore bien délimité, la chambre s’étire sur 13 mètres de long, large à l’entrée de 1,70 m pour s’élargir jusqu’à 3 m au fond…

Adieu veau, vache, cochon, couvée!

Pour fêter l’arrivée du printemps, Bienvenue à la ferme organise plus de 250 manifestations dans 12 régions françaises samedi et dimanche prochains. En Bretagne, 33 fermes ouvriront leurs portes pour proposer peintures, contes, danses, chants… mais aussi randonnées, découverte de la production de cidre, de glaces fermières, de l’élevage de vaches, de brebis, de chèvres, de bisons…

Tulipa gesneriana, toxique, mais si belle!

La tulipe (Tulipa spp.), incluant Tulipa gesneriana, est une plante très souvent cultivée comme fleur printanière vivace. Au pays, on trouve de nombreuses espèces, hybrides et cultivars. Ces plantes contiennent du tuliposide A, un allergène qui provoque des dermatites chez les personnes sensibles. On signale aussi des cas d’intoxication chez des chiens qui avaient consommé des bulbes de tulipe et chez des humains qui avaient confondus ceux-ci avec des oignons. Le tuliposide A est un allergène qui est aussi présent dans le lis des Incas (Alstroemeria spp.), et il existe une sensibilité croisée avec l’oignon et l’ail (Allium spp). Pour les humains, les tulipes ne posent habituellement aucun danger, mais les personnes sensibles devraient éviter de les toucher.

Le Ragondin du Steir.

Sur les berges du Steir, Monsieur Ragondin a établi ses quartiers et quémande aux passants sa pitance quotidienne.

Un gros rongeur sud-américain

Importé pour le commerce de sa fourrure à la fin du XIXe siècle, le ragondin a depuis largement colonisé les milieux aquatiques de l’Hexagone. Son taux de reproduction élevé et une faible pression de prédation sont pour l’espèce deux atouts qui lui permettent de proliférer aisément dans les milieux aquatiques français. Le ragondin sape les berges où il s’installe en creusant son terrier. Il contracte aussi des maladies parasitaires, virales et bactériennes qu’il peut transmettre à l’homme et au bétail. De plus, sa présence semble provoquer des perturbations écologiques sur plusieurs espèces fréquentant les milieux aquatiques et les zones humides.

Ils sont morts pour que Quimper vive.

Réseau Johnny :
Robert Alaterre et Jean Le Roux sont à l’origine du réseau Johnny. Ayant rejoint la France libre, ils débarquent à Lampaul-Ploudalmézeau, le 18 mars 1941, avec deux postes émetteurs. Le Docteur Vourch les dirige sur Quimper où Mme Bonnoure les accueille. Les premières émissions réalisées par Jean le Roux auront lieu à l’hôtel des Postes, dans le quartier de Kerfeunten, où les deux fils du Dr. Vourch ont leur chambre. Pendant ses 28 mois d’activité le réseau Johnny comptera 28 morts. Ils jouera notamment un rôle important dans la fourniture de renseignements sur les mouvements au port de Brest La plaque, oeuvre du sculpteur Quillevic a été inaugurée le 8 mai 1966 en présence des survivants du réseau Johnny.

Louis Bernard :
Gymnaste à la Quimpéroise, Louis Bernard, né le 23 janvier 1920, était un jeune ouvrier peintre domicilié chez sa mère Anna, rue Haute à Locmaria (Quimper). Membre depuis l’occupation nazie de la direction du Parti Communiste clandestin, résistant de la première heure, il participe à de différentes actions d’hostilité et d’opposition à l’armée d’occupation, sous le nom de code de « la biche ».  Dénoncé, Louis Bernard alors âgé de 22 ans, est arrêté par la police française de Pétain le 18 juillet 1942. Il partira en convoi vers un camp de la mort, Mathausen en Autriche en mars 1944 où il restera jusqu’à la libération du camp en mai 1945 par les américains. Il sera rapatrié et hospitalisé à La Pitié-Salpétrière à Paris où il mourra d’épuisement le 26 mai 1945.

Capitaine Michel :
Michel Capitaine, 20 ans, faisait partie de la section Pellen de la compagnie FFI de Briec. Le 5 août à 10h, la section ouvre le feu sur une colonne allemande de voitures qui se dirige vers Quimper. Le combat dure une heure avant que les FFI ne décrochent. Michel Capitaine, bléssé lors de cet affrontement mourra deux jours plus tard.

Marcel Chocat :
Marcel Chocat, 27 ans, fait partie d’un groupe de maquisards accueilli à Kergrenn par les époux Lasseau. Les résistants travaillent jour et nuit, cisaillant des fils téléphoniques, coupant des arbres en travers des routes,… Informé de la tragédie de Penhoat, le Lieutenant Pierre Sousset qui dirige le groupe préfère diviser ses hommes et en éloigner certains du campement le 28 juin. Mais aux alentours de midi, le campement est attaqué par les allemands. Certains maquisards parviennent à s’échapper mais six membres du groupe sont abattus ou massacrés dont Marcel Chocat.

Le Clan des Éclaireurs de Quimper :
Le clan des éclaireurs de Quimper qui a  payé un lourd tribut à la guerre a été cité à l’ordre de l’Armée et son fanion décoré de la Croix de guerre avec palme fin 1944. Le mouvement ayant été interdit en zone occupée le clan entrera dans la clandestinité. Il regroupait une quinzaine de jeunes âgés de 16 à 18 ans qui ont participé aux actions: renseignement et rapatriement d’aviateurs puis, après le Débarquement, sabotages de voies de communication, puis guerre ouverte.. Certains seront surpris par les allemands à la ferme de Guellen à Briec le 27 juin 1944  d’autres périront à Telgruc.  L’allée des éclaireurs a été inaugurée le 28 juin 2003. Cette stèle au cœur  de Quimper rappelle ainsi le souvenir d’un des clans scouts les plus engagés contre l’occupant.

Famille Scotet :
Si le Scoutisme Français fut le premier mouvement de jeunesse agréé le 24 juillet 1941, il perdit son agrément en juin 1943 et se maintint alors clandestinement. A Quimper, le groupe des Éclaireurs de France s’engagera dans la Résistance. La propriété de la famille Scotet près de l’ancienne route de Quimper à Briec servira de refuge et de cache. Réfugiés d’Amiens d’abord, évadés, saboteurs y trouveront plus qu’un accueil le partage d’une volonté farouche de lutte contre Vichy et l’occupant.

Hervé Gestin :
Comptable à l’entreprise Marchand, Hervé Gestin, 32 ans, était le secrétaire de l’Etat-major des FFI de l’arrondissement de Quimper. Il a été tué le 27 juin 1944 dans l’attaque et l’anéantissement du P.C de Penhoat.

Max Jacob :
Max Jacob est né le 12 juillet 1876 à Quimper où sa famille tenait un magasin d’antiquités sur «  le parc ». Non loin de là, son père dirigeait la maison de confection «  La belle Jardinière ». Après d’excellentes études au Lycée de quimper, Max Jacob se rendit à Paris dans l’intention de devenir fonctionnaire dans l’administration coloniale, mais il abandonna ce projet et exerça les métiers les plus divers en vivant misérablement. En 1901, il noua une solide amitié avec Picasso, mais c’est surtout après la publication de son recueil de poésies «  Le cornet à dés », en 1917, que son talent fut reconnu. Converti au catholicisme et retiré à partir de 1921 au monastère de Saint-Benoit-sur-Loire, il n’oubliera jamais son enfance quimpéroise : « Gentil Quimper, le nid de mon enfance de lierre, ormeaux, roches tout tapissé. Adieu montagne, adieu arbres chéris. C’est vous qui êtes ma capitale et non Paris ». Frappé par les lois raciales de Vichy, Max Jacob est mort au camp de déportation de Drancy le 5 mars 1944, âgé de 67 ans, d’une broncho-pneumonie.

Famille Le Jeune:
Au mois d’Août 1944 la résistance s’apprête à libérer Quimper. Au lieu dit Gourvily à l’entrée de la ville un groupe de F.F.I qui tient la route de Brest est surpris par une colonne allemande. L’affrontement fait quatre tués parmi les résistants. Les Allemands se vengent en incendiant un commerce proche du lieu des combats. Jean-Louis Le Jeune, 67 ans, est abattu ainsi que trois membres de sa famille alors qu’il tente d’échapper aux flammes. Il faudra soixante ans pour que la famille Le Jeune arrive à faire reconnaître la vérité sur ce drame et que les noms des martyrs civils soient inscrits sur le monument aux morts avec ceux des résistants tués dans les différents combats du secteur.

Quimper de facades, de couleurs, de fleurs et de sourires.

Quimper est une ville de faïenceries, c’est aussi une ville de faïences. Sur les façades, dans les jardins on retrouve ces touches de couleurs si particulières. A cet effet, la Ville vient d’éditer un nuancier de couleurs pour aider les propriétaires quimpérois à choisir les teintes les plus appropriés aux façades des immeubles situés hors zone de protection du patrimoine architectural urbain et paysager. 388, c’est le nombre d’hectares d’espaces verts entretenus régulièrement par la quarantaine de jardiniers du service espaces verts de la Ville. Mais une ville verte et fleurie, ce n’est pas seulement l’affaire des professionnels, cela peut aussi être l’affaire de tous ! À travers l’opération « Embellissons la ville », la Ville souhaite proposer aux Quimpérois de devenir acteurs de leur cadre de vie. C’est également l’occasion d’officialiser une démarche existante déjà dans plusieurs quartiers de la Ville, comme à Locmaria et Penhars où les habitants ont pris en charge l’aménagement et le fleurissement de certains espaces publics (pieds d’arbres en terre, îlots, pieds d’immeuble, talus…). Cette campagne vise aussi à sensibiliser le public au respect de l’environnement tout en créant du lien social. Le jardin est en effet à la fois un lieu de convivialité mais aussi d’échanges et d’animations.